<https://commons.wikimedia.org/wiki/File:EPMA-6794-IGI(3)48-Sacred_law-3.JPG>


Français : 
Détail d'une partie de la loi sacrée sur l'Acropole et l'Hékatompédon. 485/4 av. J.-C.
Collection Epigraphical Museum  wikidata:Q2732854
Current location Musée épigraphique, salle 9 
Accession number EM 6794
References 	IG I³ 4B
Source/Photographer Μαρσύας (29.05.2007)

<https://fr.wikipedia.org/wiki/Sto%C3%AFch%C3%A9don>

On qualifie de stoïchédon (du grec ancien στοιχηδόν / stoikhêdón, 
« en rang, en file » [adverbe], dérivé du verbe στοιχέω / stoikhéô, 
« marcher en rang, être aligné ») le tracé d'un système d'écriture 
qui aligne les lettres à la fois horizontalement et verticalement, 
à la manière de l'alignement en rang d'une armée. Les lettres 
occupent alors un espace identique quelle que soit leur taille 
(par exemple i et w prennent le même espace) et chaque ligne 
comprend un nombre constant de symboles, ce qui a pour conséquence 
qu'un mot peut se retrouver à cheval sur deux lignes.

Le stoïchédon a été fréquemment utilisé avec l'alphabet grec, 
en particulier dans les inscriptions monumentales du Ve siècle av. J.-C. 
C'est surtout fréquent à Athènes. Ce format peut être utilisé 
conjointement avec la forme normale, comme dans l'inscription 
datée de -457, actuellement au Louvre, dressant la liste des morts 
à la guerre de la tribu Érechtéide, où le stoïchédon n'est utilisé 
que pour les trois colonnes de noms propres. De telles inscriptions 
sont pratiques pour la transcription épigraphique de documents 
lacunaires : on sait en effet à l'avance combien de lettres 
l'on doit trouver par ligne (d'autant plus que l'espace séparateur 
de mots n'était pas courant).

Les écritures à base de sinogrammes s'écrivent en stoïchédon.


