<https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Gutenberg_bible_Old_Testament_Epistle_of_St_Jerome.jpg>

Description 	

Gutenberg Bible

English: The beginning of the Gutenberg Bible: Volume 1, Old Testament, Epistle of St. Jerome to Paulinus (letter 53). (The Epistle is not a part of the Bible itself, but an introduction by St. Jerome, the translator of the Bible into Latin Vulgate, which the Gutenberg Bible is written in.)
Ransom Center, University of Texas at Austin.
Date 	1454/55
Source 	From the digital collection of the Harry Ransom Center of the University of Texas at Austin
Author 	Johannes Gutenberg

<https://fr.wikipedia.org/wiki/Bible_de_Gutenberg>

Épître de Jérôme à Paulin de Nole (en), début de la Bible de Gutenberg de l'Université du Texas à Austin. Introduction manuscrite en rouge et deux lettrines, sur 4 et sur 2 lignes.

Contenu
Épître de Jérôme à Paulin de Nole (en), début de la Bible de Gutenberg de l'Université du Texas à Austin. Introduction manuscrite en rouge et deux lettrines, sur 4 et sur 2 lignes.

Cette première édition de la Bible de Gutenberg, qui reproduit le texte latin de la Vulgate[13] dans sa version de la « Bible de Paris (en) »[14] sans comporter ni adresse ni date, n'a été précisément identifiée qu'au XVIIIe siècle par le bibliographe français François Debure[10]. L'Ancien Testament occupe le premier volume et une partie du second, qui contient aussi l'ensemble du Nouveau Testament. Elle contient également les Livres d'Esdras 3 et 4, la Prière de Manassé ainsi que des Prologues de Jérôme de Stridon, à l'instar de l'Épître de Jérôme à Paulin (en)[13].
Composition

La Bible de Gutenberg est composée de 643 folios formant deux volumes in-folio[10], sans illustration[11] pour un total de 1286 pages comptant chacune environ 2600 caractères[15]. Inspirée des grandes bibles manuscrites de l'époque, de grande qualité et élégante, proposant un texte d'un seul tenant, en deux colonnes, parfaitement justifié et bordé de généreuses marges harmonieusement calculées[n 1], la Bible de Gutenberg ressemble aux meilleurs manuscrits de l'époque que les premiers imprimeurs — qui se considèrent comme les héritiers des copistes — cherchent à imiter[11].

Certaines des premières pages de quelques exemplaires d'une première composition ne comportent que 40 ou 41 lignes[16] mais l'ensemble des folios de l'édition corrigée et standardisée en comporte 42[11], avec les abréviations et ligatures latines familières aux copistes[17] et à leurs lecteurs[18]. L'usage de ces dernières, tout comme le choix du nombre de lignes ainsi que la diminution de la taille de caractères, est peut-être dû à des raisons esthétiques[19] mais plus probablement à des considérations économiques : ces dispositions permettent à Gutenberg d'économiser une trentaine de pages, soit 5 % du papier nécessaire[19], très cher à l'époque[16]. Sur une production estimée entre 150 et 180 exemplaires, une trentaine d'exemplaires de luxe sont imprimés sur parchemin (vélin), les 120 à 140 autres exemplaires l'étant sur du papier blanc d'excellente qualité[11] importé soit de la région de Turin, soit de Bâle ou de Savoie[20].
Visuel de la mise en page de la Bible à 42 lignes.

Le répertoire de caractères compte 270 signes[18], dont les lettres sont très grandes pour une bible et peut-être initialement prévues pour des enluminures, ce qui peut laisser penser qu'elles avaient été conçues pour un livre liturgique[11], d'autant qu'il utilise le caractère textura quadrata, généralement réservé à la rédaction de missels et en particulier pour la lecture à haute voix[21]. En outre, pour les rubriques à insérer manuellement dans les espaces laissés vides[22] — titres, début et fin de texte, lettrines qui rythment les prologues, préfaces, livres bibliques et chapitres — Gutenberg imprime une table d'instruction (Tabula rubricorum)[13]. En effet, leur décoration est laissée au soin de l'acquéreur, qui doit alors confier les feuilles, non reliées, à un rubricateur, un enlumineur et un relieur[22]. Certaines parties sont laissées vides en fin de texte, voire des pages entièrement blanches, afin d'assurer la séparation avant un texte ou un livre importants[22].

Du fait de la mobilité des caractères, de nombreuses corrections ont pu être effectuées en cours d'impression, ce qui donne lieu à des variations significatives[23] dans les 49 exemplaires conservés à ce jour[24]. Enfin, l'encre fabriquée par Gutenberg offre un noir velouté et brillant, « lumineux et mystique » qui, plus de cinq siècles après l'impression des ouvrages, conserve toute son intensité[20]. 


