<https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Vergilius_Augusteus,_Georgica_141.jpg>

Géorgiques, livre premier, vers 141 à 160

Date 	late antiquity
Source 	late antique manuscript
Author 	late antique copyist

<https://fr.wikipedia.org/wiki/Scriptio_continua>

La scriptio continua (expression latine pour « écriture continue »), 
également nommée scriptura continua, est un type d'écriture ininterrompue 
utilisé couramment dans la civilisation étrusque comme dans l'Antiquité 
gréco-romaine.

=Description=

La scriptio continua se caractérise par son absence de ponctuation, 
d'espaces et de séparation entre les mots ou les phrases. Elle ne 
comporte pas non plus de point médian ni de signes diacritiques et 
les lettres sont toutes de même format, à l'inverse du système 
bicaméral. C'est au lecteur de rétablir les coupures lorsqu'il 
prononce les phrases.

Un grand nombre de manuscrits anciens, dont le Codex Sinaiticus, 
sont en scriptio continua.

La scriptio continua étant peu déchiffrable d'une manière immédiate, 
elle nécessite la lecture à voix haute pour être intelligible. 
La parole devient alors une aide à la compréhension. Alberto Manguel 
relève que Cicéron et Augustin d'Hippone devaient répéter leurs 
textes avant de les lire à haute voix.

En Occident, ce système est resté en usage jusqu'aux IXe et Xe siècles, 
notamment dans les textes en gotique. L'étude des manuscrits irlandais 
et anglo-saxons permet de situer les premières segmentations 
aux VIIe et VIIIe siècles. C'est à cette époque que les moines 
copistes irlandais abandonnent l'écriture continue en adoptant 
les critères morphologiques qu'ils avaient trouvés dans les 
analyses des grammairiens (ponctuation, espaces) et des mises 
en page spécifiques (ornementation des initiales, lettres historiées, 
enluminures). 


