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<https://essentiels.bnf.fr/fr/image/6193a5cc-08c3-4407-9569-97c9bb2f504d-inscription-oraculaire>



La scapulomancie, ou divination par l’écaille de tortue, trouve son
plein essor à la fin des Shang. Le grand plastron du musée Guimet date
précisément de cette période :14e-11e siècle. Il atteste l’activité du
devin sous le règne de Gengding, vingt-sixième souverain de la
dynastie.

L’inscription est disposée selon quatre colonnes verticales avec une
lecture de bas en haut en commençant par l’extrême droite, puis
l’extrême gauche, le centre droit et finalement le centre
gauche. Dix-huit divinations au total, pratiquées tous les dix jours,
reprennent la même formule : « Le jour untel, on a opéré une
pyromancie pour savoir si dans la décade à venir il n’y aura pas de
malchance. »

Ce qui fait l’intérêt de cette pièce, c’est qu’elle note six mois de
pronostics signés d’un devin célèbre et sans doute âgé, puisqu’il
œuvrait déjà sous Wuding, le plus grand des autocrates des Shang.

